2e Bio’N Days : valoriser les co-produits

En bio, les co-produits que sont les déchets organiques (noyaux, pulpes, coques, pailles, lactosérum…) ne sont pas à négliger ; bien au contraire. L’enjeu est réel car ils possèdent une vraie valeur ajoutée.

À l’occasion de Tech&Bio, Organics Cluster a organisé dans le cadre de ses rendez-vous Bio’N Days, une conférence internationale d’échanges sur la valorisation des co-produits. Ceux-ci constituent une ressource non négligeable : ils peuvent fournir des ingrédients bio à haut intérêt, au plan nutritionnel, cosmétique, ou comme additif. Pour ces raisons, la filière bio doit s’intéresser de près aux innovations les concernant.

Fluides supercritiques

Applicable en bio, la technologie des fluides supercritiques s’inscrit dans cette logique. Elle permet, entre autres, des extractions à partir de déchets agricoles ou agroalimentaires aussi bien liquides que solides. Le principe repose sur le fait que le gaz carbonique, de même que l’eau, dans certaines conditions de pression et de température, se comporte comme un solvant. Par rapport à d’autres méthodes, l’extraction s’effectue à température modérée. Les qualités organoleptiques et les principes actifs de l’extrait obtenu sont mieux préservés. Pour Kevin Pizzaro, de l’association Innovation Fluide Supercritique, “c’est dans le secteur bio qu’il pourrait y avoir le plus de potentiel pour cette technique en raison d’une valeur ajoutée supérieure. C’est parfois aussi la seule manière de faire, sachant qu’en conventionnel, l’hexane est le solvant de base.” La Distillerie Bleu de Provence teste cette technologie récente sur les plantes et a constitué une échantillothèque d’extraits. Les produits obtenus sont des ingrédients nouveaux. Extraits à 50 °C au lieu de 110 °C par distillation, ils diffèrent des huiles essentielles sur le plan de l’aspect, de l’odeur, etc.

Plateforme Extrapôle

Le principe de cette méthode est simple et nombre de recherches pourraient passer à l’application industrielle même si cette phase reste complexe. (…)

Martine Cosserat

Retrouvez l’intégralité de cet article dans Biofil n° 78.

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