À l’ouest, du nouveau à Tech-n-Bio

L’élevage bio et les grandes cultures, sur toutes leurs facettes, se sont exposés les 23 et 24 juin lors de la première version Ouest de Tech-n-Bio. 4 000 visiteurs ont investi la vingtaine d’hectares du site bocager de la ferme expérimentale de Thorigné d’Anjou en Maine-et-Loire, transformé en vaste vitrine des techniques et des filières bio.

Le pari est gagné pour les organisateurs de Tech-n-bio des éleveurs de l’Ouest : ici, Michel Aubinas, directeur de la Chambre régionale des Paysde- la-Loire, Louis Michel, élu à la Chambre d’agriculture de Mayenne, producteur de lait bio depuis 30 ans et nouvel administrateur de l’Itab, et Vincent Houben, responsable du Comité de pilotage.

65 exposants professionnels, une vingtaine de conférences sur les filières, des ateliers et démonstrations ont démultiplié les informations technico-économiques sur la bio proposées par ce nouveau rendez- vous. Sans conteste, Tech-n-Bio – version Ouest – a voulu taper fort : collections de variétaux, atelier sur l’eau, démonstration de matériels, conférences sur les filières… Si l’immensité du site a quelque peu dilué le flux des visiteurs déjà affecté par une fenêtre météo favorable au rattrapage des travaux des foins, l’objectif a néanmoins été atteint. “Les agriculteurs conventionnels à la recherche de techniques alternatives respectueuses de l’environnement, notre cible prioritaire, ont constitué 80 % des entrées, c’est donc une réussite”, commente Vincent Houben, responsable du pilotage de l’événement à la Chambre d’agriculture régionale des Pays-de-la-Loire.

Tous les acteurs de la bio

L’organisation, qui a mobilisé un noyau d’une vingtaine de collaborateurs, et 130 personnes sur les deux jours, a bénéficié d’un budget de 500 000 euros, incluant la masse salariale des agents des chambres d’agriculture. “Nous avons voulu y associer tous les acteurs de la bio pour donner le maximum d’informations, notamment aux nouveaux convertis et aux éventuels candidats. Il faut leur montrer que la bio n’est pas archaïque, loin s’en faut”, rappelle Yves Beaupère, président du comité de pilotage et éleveur laitier bio. “Il s’agit aussi d’effectuer les transferts de techniques de la bio vers le conventionnel, ce qui est aussi notre mission, et de redonner ses lettres de noblesse à l’agronomie”, poursuit Michel Aubinas, directeur de la Chambre régionale des Pays-de-la-Loire. D’où la présence d’une fosse pédologique, interprétée par les meilleurs spécialistes français, Yvon Gautronneau, Dominique Massenot… “C’était une volonté exprimée par les élus des Chambres de l’Ouest, notamment celle des Pays-de- la-Loire au sein desquelles les bio sont très représentés par des profils très complémentaires.” Ici, à la ferme expérimentale dirigée par Jean-Paul Coutard, l’élevage de bovins allaitants bio basé sur les prairies à flores variées fait ses preuves depuis des années, notamment au niveau de l’autonomie alimentaire (lire BIOFIL 71, dossier p. 25 à 29). “Le lieu est idéal pour accueillir un salon d’une telle ambition, qui favorise les échanges”, résume Vincent Houben, ravi de l’accueil reçu par l’événement. “C’est un condensé de tout ce qui existe en bio et des meilleures compétences pour accompagner chaque agriculteur à son rythme”, applaudit également Louis Michel, élu à la Chambre d’agriculture de Mayenne…

Retrouvez l’intégralité de l’article dans Biofil N°71

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