Lycées agricoles publics : 20 % des surfaces des fermes en bio

Les conversions actuelles des fermes des lycées concernent surtout des activités d’élevage, à l’instar de la phase grandes cultures d’il y a quelques années. (© Morin Jean-Marie)

Un symbole : le cap des 20 % des surfaces de fermes des lycées agricoles publics vient d’être franchi. Et la mutation se poursuit.

Sur près de 19 000 hectares des fermes des établissements publics, plus de 4 000 sont aujourd’hui conduits en bio, soit plus de 20 % de la SAU. Ce cap est franchi grâce à quatre conversions importantes en surface réalisées ce printemps en élevages bovins lait et/ou viande (Aurillac, Salles-de-Barbezieux, Château-Salins et Auxerre). Et ce n’est pas fini. De nouvelles fermes certifiant des activités bio sont en phase de préparation à la conversion d’ici la fin de l’année. “Le rythme des passages en bio, totaux ou partiels, ne semble pas faiblir”, se réjouissent les co-animateurs de Formabio, Jean-Marie Morin et Bertrand Minaud. C’est aujourd’hui plus de 60 % de ces fermes qui certifient une activité bio. 24 d’entre elles, soit 12,5 % sont 100 % bio.

Conversion des élevages
L’ensemble des secteurs de production sont représentés. Pourtant, les conversions actuelles concernent surtout des activités d’élevage, à l’instar de la phase grandes cultures d’il y a quelques années. Côté maraîchage, tous les ateliers sont quasiment conduits en bio. Une moitié des surfaces le sont en arboriculture et un quart en viticulture. La bio est également très présente dans les activités de transformation, les fermes prolongeant la production, ou dans les ateliers technologiques de transformation agroalimentaire. La preuve : les trois quarts d’entre eux transforment des produits bio. Les motivations pour se convertir sont toujours très diverses, mais marquées en particulier par les politiques publiques (État ou Régions, propriétaires des bâtiments des établissements). Elles sont aussi guidées par des impératifs d’équilibres économiques à atteindre qui poussent à modifier les systèmes vers plus d’agroécologie donc de bio !

Christine Rivry-Fournier

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