Dossier Formation (4) : BTS Viti-œnologie bio dans le Jura

Le cru 2017 du BTS Viti-œnologie orienté bio rassemble 20 jeunes en apprentissage et 6 personnes en formation continue. (© CFPPA Montmorot)

Cibler les besoins des vignerons

La 4e promotion du BTS Viti-œnologie bio du CFPPA de Montmorot en Franche-Comté finit son cursus. Créée pour répondre aux attentes des vignerons locaux, cette formation rencontre un succès grandissant. Dispensée par apprentissage et pour adultes, elle attire des candidats de toute la France.

Lancé en 2013, ce BTS Viti-œnologie est le seul en France à proposer une orientation bio. “ Notre vignoble jurassien n’est pas très étendu, mais il compte 20 % de ses surfaces en bio, un des leaders nationaux en part de bio dans le vignoble », se réjouit Aude Delanoy, responsable de la formation. Dans le Jura, plus de 360 hectares sont conduits en bio (fin 2015). De plus, ce terroir est entouré des appellations de Bourgogne et d’Alsace où de nombreux domaines sont passés en bio. D’où un environnement viticole prestigieux pour cette formation adaptée à la demande des professionnels : “Ce BTS – dont la base est la même pour tous les BTS Vitioenologie – est enrichi par l’implication des vignerons bio, qui axent le contenu technique.” Quatre exploitations en bio et biodynamie sont partenaires et tous les intervenants sont des professionnels engagés.

Le frein du financement
Ce BTS est proposé sous deux formes : soit par voie d’apprentissage en deux ans, soit en formation continue pour adultes sur un an. “Les postulants viennent de tous horizons et de partout chercher la mention bio”, souligne Aude Delanoy. Bretagne, Normandie, Corse, Val de Loire… La demande grandit. “On a une quarantaine de candidatures en formation pour adultes, mais le frein reste le financement.” Trois places sont financées par la région, et les autres proviennent d’autres sources : Fongecif, Fafsea, Pôle emploi, ou autofinancement. “Ce n’est pas toujours simple, car certains stagiaires sont en reconversion professionnelle.” Peu de candidats sont issus du milieu agricole, beaucoup ont déjà travaillé dans la vigne, ou ont des vignerons dans leur entourage. Leur but est d’avoir des postes à responsabilité dans les domaines ou de s’installer. “Mais l’accès au foncier reste un gros problème. Tout dépend de la région. Dans le Jura, c’est encore abordable.”

Christine Rivry-Fournier

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