Cizeron bio : un réseau de compétences

L’équipe de Cizeron bio présente à Tech&Bio autour de Jean-Charles Cizeron (à d.), dirigeant avec (de d. à g.), Adrien Saint-Ellier, responsable de Bioagri, Katia Popoff, Romain Coulon et Jean-Louis Mosnier. (© C. Rivry-Fournier)

Au-delà de la fabrication d’aliments, Cizeron bio offre un réseau de compétences, d’approvisionnements et de débouchés, en lien avec le meunier Dupuy-Couturier, la coopérative Euréa, et la structure de conseils Bioagri, enrichie de son nouveau programme technique Symbioz.

Le marché est porteur, la filière bio en plein essor, nous n’avons pas de temps à perdre”, affirme Jean-Charles Cizeron, dirigeant de Cizeron bio, implanté dans la Loire. Consciente d’avoir une bonne longueur d’avance en technique, l’entreprise – une des pionnières en bio –, renforce encore sa démarche. “Nous ne proposons pas une filière intégrée, les éleveurs sont libres d’acheter et de vendre, mais nous leur offrons des outils efficaces, grâce de notre expérience.”

En investissant sur la technologie, les matières premières et l’élimination des facteurs antinutritionnels, Cizeron bio
améliore la performance de ses aliments. La nouvelle tour de production (1), inaugurée cette année, fruit de deux ans de recherche et développement, valorise finement la protéine. Grâce au microdosage, les besoins des animaux sont respectés. “On s’appuie sur des compétences pointues en nutrition pour avoir un avis objectif ”, précise Jean-Charles Cizeron. Car en bio, la démarche est différente : “on travaille sur la valeur intrinsèque de la matière première, et non pas en priorité sur son prix”. Quatre-vingts matières premières peuvent entrer dans les formulations, dont 36 en vrac et le reste en ingrédients. Par exemple, la panoplie des tourteaux est déjà très diversifiée, comprenant huit sortes différentes, “pour sortir du diktat du soja et varier au maximum l’origine des protéines”. Et les résultats sont là, avec des indices de croissance similaires à ceux des labels rouges, qui eux, ont recours aux acides aminés de synthèse.

Christine Rivry-Fournier

(1) 1,5 millions d’euros d’investissement.

 

Inscrivez-vous à la newsletter
gratuite de BIOFIL.