Accord Itab-Fibl : ensemble pour la bio

Signature de l’accord-cadre entre l’Itab – Thierry Mercier, à gauche – et le Fibl – Urs Niggli, à droite. (crédit : C. Rivry Fournier)

Pour faire avancer la bio, collaborer s’avère plus rentable et efficace”, souligne Thierry Mercier, président de l’Itab (Institut technique de l’agriculture bio français) le 3 juillet, lors de la signature de l’accord-cadre de collaboration entre l’Itab et le Fibl, à la Ferme expérimentale de Thorigné d’Anjou.

L’objectif est de nouer des liens entre les deux instituts français et suisse, pour renforcer la recherche appliquée en systèmes agricoles et alimentaires bio.  Ce, dans un contexte de fort développement où s’expriment d’importants besoins. Urs Niggli, directeur du Fibl, le confirme : « Le Fibl possède également une solide expertise en bio, ainsi qu’une approche européenne et internationale, et souhaite travailler en complémentarité avec les Français.” Tournés tous deux vers la recherche expérimentale et la vulgarisation auprès de la filière bio, et notamment des agriculteurs, “l’Itab et le Fibl vont ainsi pouvoir enrichir mutuellement leurs connaissances et démultiplier leurs impacts”, complète Thierry Mercier.

Créée en 1973 en Suisse et dotée actuellement d’un budget 22 millions d’euros, le Fibl – fondation privée – est financé pour 20% par des fonds publics et 80% par des fonds privés et des programmes de recherche, notamment de l’Union européenne. 180 salariés y travaillent. Deux antennes existent, en Allemagne et en Autriche, chacune dotée de 2 millions d’euros de budget. Deux autres antennes sont francophones, l’une à Lausanne en Suisse, et l’autre, dorénavant, en France. Tout juste lancée début 2017, Fibl France est installé à Divajeu, dans la Drôme. “Nous avons été sollicités par le projet Biovallée (1), et les nombreuses demandes émanant des producteurs, nos partenaires de terrain”, explique Félix Heckendorn, son directeur. “Collaborer avec l’Itab va renforcer la masse critique de la recherche, l’expérimentation, et la vulgarisation de la bio, se réjouit-il. Et nous allons tous gagner en visibilité.

Christine Rivry-Fournier

(1) Lire Biofil 101.

 

 

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